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Ogham : Le chant des druides

L’Ogham, langage des signes en apparence, est une parole druidique adaptée à la nature, elle régule toute la vie sur terre et donne à vivre l’essence véritable de la paix transmise par la Terre. Afin de préserver cette voie naturelle qui nous relie en accord avec les sens, l’Ogham fut réservé, un temps soit peu, au peuple celtique, qui dès lors, fut initié á la plus grande sagesse quantique : la convergence humaine au sein du domaine vital. Ce retour à la source présumé, nos amis les arbres, quant á eux, véhiculent cette connaissance aussi impalpable que visible, au rythme des tonalités qui scintillent au coeur du bois, à la fréquence de la terre qui palpite d’attention, au son des oiseaux qui chantent l’émerveillement constant.

Divine présence de l’arbre et pleine connaissance de la forêt, l’ogham s’inscrit dans une pratique menant à la bienveillance et la transmission pure. Chaque arbre compte, chaque arbre est le moteur d’une dimension caractéristique qui lui offre la promesse d’une place unique en tout état de cause. Chaque arbre résout le système qui contribue à offrir au-delà des frontières de son espace et des temps qui coincident entre eux.

Il existe plusieurs lectures de cette forme d’inscription. De la même manière, chaque lettre contribue à former un ensemble qui se place ici et maintenant en pleine vibration. Chacune de ces inscriptions induisent un son caractéristique en echo avec la forme de l’initiale de l’arbre et du végétal qui correspond, la parole inscrite des druides fait raisonner en osmose chaque vibration dans une perspective imprégnée d’histoire, de spiritualité et de mythologie. C’est pourquoi l’ogham se définit comme un langage intuitif et révélateur des temps modernes et antiques à travers le quotiden. Sous forme de chant, le courant druidique communie avec la joie du réseau sylvain et berce avec le calme du bois tendre que transmet le souffle si communicatif des êtres de la nature.

On l’appelle parfois «alphabet celte des arbres» ou «oracle des druides» pour son attribution au paysage sylvain et mégalithique propre au domaine panceltique. Afin de procéder á l’éloge de l’espace naturel, tel qu’il se présente à nous, le sens de l’inscription druidique formule le plan relatif à l’esprit du lieu lui conférant une dimension oghamique, c’est-à-dire, une fonction pour les siècles à venir. Cette forme de communication aussi concrète que curieuse regroupe les mondes du visible et de l’invisible. En effet, les mots nous séparent tandis que les signes des temps contribuent à former l’espace vibratoire qui ressert nos liens. L’ogham fait alors l’objet d’une integration subtile de la pureté des cieux dans la matière de la terre. Plus qu’un langage, aussi fin qu’un alphabet sans diction, il est la voie de création du coeur.

Le mot Ogham ou Ogam dérive de Ogme/Ogma qui est le nom d’un dieu Irlandais, celui de la parole et de l’éloquence. Dans la mythologie et d’après le Livre de Ballymote, « Ogma-Visage de Soleil, fils de Breas » est à l’origine de l’Ogham. Cependant, son origine reste encore assez mystérieuse. Malgré le mystère qui plane depuis fort longtemps, nous pouvons affirmer que l’Ogham fait côtoie des dimensions plurielles et interconnectées des âmes de la Terre.

Effectivement, tout prête à croire que le chemin qui distribue la voie de l’arbre, est en harmonie avec l’intégralité de l’atmosphère qui porte tout l’echo du mot « Ogham » qui se prononce à mi-chemin entre le  » ROG  » le  » OM  » et le  » HANG « : Une parfaite collaboration des forces primordiales de la vie sous différents aspects.

Similaire à plusieurs pratiques plus connues, l’Ogham est constitué et crypté de formes signifiantes, de messages ponctureaux, et dédié aux accord astraux. Certains éléments représentent une forme de signalétique impliquant à être tout bonnement au coeur du lieu. L’ogham prend alors des airs de culte authentique et de cérémonial alchimique qui définit la source d’un état premier : le présent. Par l’intermédiaire de la voie á prendre et le sens de notre destination, il nous immerge au coeur de l’être dans un lieu où le renouveau se matérialise en pleine devotion pour la Terre. Cette forme de language permet de faire raisonner la vie jusqu’aux confins du monde en faisant de l’homme, l.

  • la vibration synoleptique (la combinaison entre les sens et le lieu)
  • la création pure (la formulation des sens au travers de l’esprit)
  • la dynamique naturelle (la corrélation des sens en symbiose avec l’âme)

A vocation intuitive, et en accord avec les sciences naturelles, l’ogham semble pouvoir offrir un nouveau regard sur l’humanité telle qu’elle se présente à nous. Offrant la promesse d’une langage mettant en exergue le relation entre le lire et l’écrire. En effet, l’ogham vient absorber toute nuance en s’inscrivant dans un registre de dialogue d’âme á âme en passant par la matière. Ceste pourquoi un tel langage ne peut s’offrir que par l’intermédiaire d’un donateur. Il peut alors transmettre le support-lieu afin de laisser le langage-signe apparaitre naturellement en aiguillant chaque forme grâce á vibration de la terre. Les oghams, lumières de l’instant, étaient le plus souvent taillés en traits horizontaux lorsque le support était vertical, il s’agissait d’établir des points de croix, des points d’encrage pour les générations à venir. Les lettres sont toujours reliées entre elles par l’arête du support où elles sont gravées, chaque inscription naturelle compte.

Aujourd’hui l’ogham retrouve ses fonctions premières grâce au Feng-shui. Il permet de distribuer source d’informations dans la nature en véhiculant les informations propices à la mouvance de la dynamique biologique au sein de l’atmosphère. Il est l’outil le plus évolué de notre génération pour enseigner l’essence de l’amour, celui qui contribue à nous donner la force et l’espoir de construire des jours heureux à tout jamais pour quiconque foule le sol de notre terre. Favorisant l »essor du savoir naturel, il nous alimente en chaque instant. La connaissance secrète des arbres permet alors, dans la pratique, de pacer les runes de bois et les forces lumineuses qui viennent compléter l’échange harmonieux entre le ciel et la terre. Autrefois, il fut également utilisé pour conserver les mémoires des disparus dans la roche.

Les forfeda forment un corpus de lettrage permettant de renouer avec cette notion de famille transgenerationnelle. Il y a cinq groupes d’ogham et chaque groupe est composé de cinq lettres, chacune ayant de une à cinq encoches et on les distingue par leur orientation. Les orientations sont : à droite de la ligne centrale, à gauche de la ligne centrale, de part et d’autre de la ligne centrale, à travers la ligne centrale et autour de la ligne centrale. L’Ogham est construit comme un arbre. En tant que language alpha-numérique, l’ogham est définitivement un langage reliant la notion de glyphe, de rune, d’alphabet et de numérisation de la nature.

A la fois magique et divinatoire, le signe ne fait plus l’objet d’une comprehension mais bel et bien d’une orientation qui lui est propre, En pleine integration de la forêt, l’ogham permet de définir des établissements, des lieux insolites ainsi que des zones de pèlerinage.

  • Alignement mégalithique
  • Forêt transitoire
  • Centre d’accueil
  • Chemin spirituel
  • Lieu d’amour

L’écriture oghamique semble ainsi avoir vu le jour pour permettre de générer des caractéristiques propres aux arbres et pierres “mémorielles” qui se targuent de former des points d’encrage en tout lieu. Par ailleurs, en pleine combinaison avec les éléments, ces lieux hautement vibratoires ont permis le passage des âmes les plus sincères vers une haute celebration des astres. Les celtes ont ainsi pu étendre leur savoir et leur domaine en initiant chacun a leur pratique sans aucune différence. Les celtibères, les celtes d’Afrique ont ainsi pu se connecter á tous ceux qui sont sensibles à la pure divination de la nature. Cette grande aventure á créé le monde d’hier et de demain. À présent.

Voici quelques exemples du savoir druidique permettant à l’Ogham de continuer à vibrer l’essence des arbres :

LE CHÊNE « Duir » : L’arbre central, ils sont le symbole du rythme des saisons et par conséquent : celui des astres. Le chêne représente la foi. C’est aussi l’âme primordiale qui réside en chaque essence arboricole. Transition, Liberation, Divination et pleine conscience de soi. Le chêne apporte l’abondance, l’hospitalité, et la protection inter arboricole.

LE NOISETIER « Coll » : Le noisetier est une concentration de la source. Autrefois utilisé pour trouver les voies d’accès au savoir antique, le noisetier est aujourd’hui toujours utilisè pour créer les baguettes du sourcier. En mangeant simplement des noisettes, nous sommes en divine relation avec la générosité de la nature, d’où émane toute la sagesse celtique. C’est pourquoi, il représente la magie à l’état pur. Parfait symbole de l’ogham, il s’associe au rites antiques druidiques consistant à la formation socio-culturelle et á l’éloge de la prospérité du groupe panceltique.

LE SAULE « Saille » : Le saule est souvent associé à la mort, par isomorphisme il est aussi le symbole de la vie. Arbres favori des sorciers pour son bois tendre et noble. Il est utilisé à des fins ultimes. Son écorce apportant vigueur et prospérité, permet d’initier chaque membre de la forêt en pacifiant l’image associée à la mort et en considérant la nature de la vie comme l’oeuf des generations premières. Il représente ainsi la santé et la fertilité pour tout à chacun.

LE BOULEAU « Beth » : Le bouleau est synonyme de renouveau. Présentant des stigmates particuliers aux solstices, il est le symbole de la renaissance et de l’exemption. Plus qu’un arbre, il est le fervent admirateur de ses semblables, il résout toute forme de contradiction. I permet alors de prendre les devants sur les jours obscurs. Il est le passage entre le visible et l’invisible, il coordonne tout transit en chaque combinaison. Le bouleau est l’arbre de fin de parcours de la formation druidique. Laissant place à une nouvelle ère, elle donne les clés aux prochaines générations en formulant le souhait de Sylva.

L’IF « Idho » : Il est le principal arbre pour le chant des druides, il permet de créer la voie d’ouverture pour intégrer toute l’essence de la forêt. Il est l’arbre du Roi Arthur, le plus ancien parmi tous. Il est le support de l’écriture oghamique par excellence car il transmet la vibration jusqu’à la périphérie des ancêtres. En coordination avec le royaume des cieux, il est aussi un bouclier aux nocivités telluriques. Ses fruits toxiques en font un arbre dédié au culte de la vie sur terre tout autant qu’un arbre funéraire respecté par ses tiers. Les incantationsà proximité d’un if permettent de former la résistance aux maladies les plus rudes.

Chaque arbre compte. Chaque forêt vibre. Chaque homme aime les arbres dans la forêt

Yann Marzin

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